Figurines


Les concepts et le background de Cheng Xiao-Chen

texte officiel 08/01/2009 par Philippe Villé

Pendant 8 semaines nous dévoilerons les 10 figurines présentes dans la nouvelle boîte de compagnie : les Immortels. D'autres informations, telles que les nouvelles règles permettant de jouer les Immortels, vous seront dévoilées très prochainement.

La boîte de compagnie des Immortels sera mise en vente à partir du 27 février.

Les concepts de Cheng et du lémure Xian sont de Bertrand Benoît.

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Concept final de Cheng Xiao-Chen


Concept final du lémure Xian




Cheng Xiao-Chen par Thomas Cheilan

La princesse Lilith était venue rendre visite à « ses cousins » des Neuf Iris.
Elle aime appeler ainsi les archidémons par goût de la provocation mâtinée d'une pointe de convoitise lubrique. Évidemment, son rang étant inférieur aux Neuf, cette façon de les désigner est tout à fait sacrilège. Mais la princesse s'est toujours permis des écarts de conduite, et je dirais même des écarts considérables, plusieurs fois et dans toutes les positions. J'avoue qu'à l'évocation des exploits dont elle sait se rendre coupable, ma plume est encore chaude, mais il n'y a rien de plus agaçant que de se les faire rapporter par d'autres plutôt que d'y participer soi-même ce qui est, hélas, ma triste condition de grand chroniqueur.
De toute manière, les succubes, pour l'heure, tendent à passer de mode, et la bougresse avait beau se pavaner dans les poses les plus obscènes à grand renfort d'outils de sévices détournés de leur destination, rien n'y faisait. Les grands féodaux avaient tout simplement la tête ailleurs.

Lilith venait s'enquérir depuis ses provinces - si lointaines qu'on en oublierait le nom par ces temps troubles - des affaires qui agitaient la cour infernale. Et personne ne semblait vouloir prêter attention à elle.

Mon horrible suzerain Angra Manyu avait refusé de la recevoir tant qu'elle ne jurerait pas que son seul maître était Lucifer. C'est vrai qu'un seul, au sens de Lilith, c'est perdre beaucoup en divertissement et on peut comprendre qu'elle accueillit cette injonction avec le plus grand dédain.

Mais elle ne fut pas mieux traitée chez les autres, ce qui eut évidemment le don de l'enrager au plus haut point. Elle ne voulait pas admettre que c'était la guerre et que l'influence des anges sur la cité captivait l'attention des puissants.

Toutefois, la bête ne s'avouait pas vaincue pour si peu. Grâce à son numéro de provinciale, elle avait rameuté une petite confrérie d'ambassadeurs infernaux à qui elle distribuait à la hâte ses faveurs, les renvoyant à leur état primitif de diables de Sabbat.
Sa suite de Cornus lui ayant donné un peu de contenance, elle voulut se faire amener hors des Neufs Iris sur le théâtre de bataille le plus proche.
Elle comptait sans doute ainsi renouer avec la politique en s'illustrant par quelques exploits guerriers.
Grande fut sa déception lorsqu'une fois sortie de la titanesque et ténébreuse demeure des archidémons, elle comprit qu'avec toutes les compagnies la précédant sur la route, il se trouverait bien une garce opportuniste pour lui ravir la première place. C'est pourquoi elle décida d'emprunter un raccourci qui semblait avoir été oublié par les stratèges.
Les diables qui l'accompagnaient tentèrent vainement de l'en dissuader, mais Lilith ne voyait devant elle qu'une porte de soufre menant à l'un des neuf duchés. De par son rang de princesse, elle pouvait obliger n'importe lequel des archiducs à lui laisser traverser son fief.

C'est ainsi que Lilith se trouva transportée dans un paysage étrange et particulièrement paisible, ce qui était suspect. Le dôme miroitait d'une douce clarté et la neige recouvrait les collines environnantes parsemées d'arbres morts. Là, sur un petit pont en pierre enjambant une rivière, se tenait un vieil Oriental au visage décharné par les siècles, une momie en étoffe de soie raffinée autour duquel s'enroulait un lémure ou plutôt un dragon.

Votre humble serviteur se bornera ici à rapporter la scène telle qu'elle est réputée avoir eu lieu.

Lilith s'avança vers le pont en se dandinant généreusement, la poitrine conquérante, arborant l'expression de la plus innocente des vierges.
Sans égard pour ce rôle de composition, le mandarin infernal déroula d'un geste vif un rouleau de parchemin jusqu'au sol. À mesure qu'il le consultait en tenant le bord supérieur de sa longue main griffue, l'impatience semblait gagner le vieillard.

- Qui es-tu, créature ? finit-il par demander d'un ton autoritaire. Je ne trouve pas la liste de tes crimes.
- Je me nomme Lilith, répondit la princesse d'un air mutin, et je n'ai commis aucun crime puisque je ne suis pas une damnée.
- Aucun crime, en es-tu bien certaine ?

De sa main libre, le mandarin se mit à griffonner le parchemin. Son attitude souveraine agaça la démone.

- Qu'as-tu osé inscrire à ma charge, vieux bouc ? demanda-t-elle en croisant les bras.
- Lilith, tentative de corruption d'un bureaucrate impérial. Et je vais ajouter l'outrage dont tu viens de te rendre coupable... « vieux bouc » est irrespectueux.

Cette réponse provoqua la colère de la succube dont les cornes se mirent à pousser démesurément alors que le teint de sa peau virait au rouge sang.

- Et en vertu de quoi, demeuré, pourrais-tu te permettre de porter des accusations contre ma noble personne ? hurla-t-elle.
- En vertu des examens impériaux que j'ai passés avec succès durant la dynastie Sui, répondit le mandarin avec panache.

Plongeant ses petits yeux luisants dans le regard colérique de la démone, il recula d'un pas souple tout en tendant un de ses doigts griffus en direction de la criminelle. Et cela, bien sûr, sans cesser de brandir de la même main, sous l'effet de quelque principe religieux, le rouleau de parchemin.
Il accompagna ses mouvements d'une mise en garde catégorique : « Je me nomme Cheng Xia-Chen et sur les terres de mon maître, seule sa loi s'applique. Consens à purger ta peine au dix-huitième enfer ou le châtiment pourrait bien s'alourdir. »

Lilith, n'y tenant plus, lança sa compagnie de diables à l'assaut du petit pont. La rage de leur charmante maîtresse exigeait une charge bestiale pour anéantir l'opportun.

Elle voulut crier un ordre censé renforcer l'ardeur de ses troupes, mais le regard luisant de Cheng lui fit perdre le fil de ses pensées.

Le premier assaillant atteignit le bureaucrate, suivi de près par les autres. Ceux des ambassadeurs qui fermaient la marche sautèrent directement dans la rivière pour encercler leur proie. Ainsi, ils furent tous affectés par le souffle de dragon dont le lémure les honora en s'évaporant. Cela eut pour effet de rendre les attaques moins précises. Le cornu qui, en tête de meute, chargeait le mandarin, devint beaucoup plus lent et reçut plus de coups qu'il n'en donna.
Plutôt que de périr sans délai, la momie sublime se montra particulièrement coriace, survivant aux premières volées de griffes et drainant la vie de l'adversaire par ses gestes à la célérité remarquable.
À la vue des sentinelles du domaine qui accouraient de toutes parts, Lilith, observant la scène à distance, lança à ses serviteurs : « Viendrez-vous à bout d'un maudit vieillard, bande d'impuissants ? »

Cette insulte lassa les diables, lesquels, voyant le bureaucrate leur résister et ses renforts approcher, abandonnèrent le combat et la princesse. Mais l'un d'entre eux n'alla nulle part car Cheng draina sa vie jusqu'à guérison complète.

Alors, il réajusta son habit, reprit sa place sur le petit pont et rappela à lui son dragon, le tout sans marque d'épuisement physique.
Lilith le vit griffonner à nouveau sur son parchemin et sa colère s'estompa pour laisser place à l'hilarité quand elle comprit que le bureaucrate impérial Cheng Xia-Chen était en train d'alourdir la liste des charges qui pesaient contre elle... L'idée de se laisser besogner par des mains expertes sur une table de supplice lui effleura sans doute l'esprit.

- Quels sont les châtiments infligés dans le dix-huitième enfer ? demanda-t-elle d'un air coquin.
- La destruction de l'âme, répondit le bureaucrate. Mais mon maître peut transformer la sanction en peine d'intérêts généraux si tu fais preuve d'humilité.

Ce sont là les dernières paroles qu'entendit l'ambassadeur infernal qui m'a rapporté ce témoignage avant de fuir les terres du roi Yanluowang.
Depuis, la cour infernale est sans nouvelle de la princesse Lilith.


Abaadoth, Grand Chroniqueur des Neuf Iris

Les Concepts non retenus








Commentaires


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10/01/2009 par B_P

Le concept est chouette. La nouvelle est ... enfin... Mais le concept est chouette.

08/01/2009 par Geof

Le truc qui est bien avec ton avis sur la nouvelle, Erule, c'est que je le trouve à peu près aussi intéressant et pertinent qu'une critique ciné de Libé. Merci mille fois de m'ouvrir enfin les yeux.

07/01/2009 - oui, mais...
par erule

Tout cela est très bien, sauf la nouvelle qui est quand même rédigée avec un style de gamin qui frise souvent le ridicule. Sans parler de la forme (pas mal de fautes, ponctuation omise à plusieurs endroits)... Bref, c'est pas très pro, messieurs d'HD. Dommage! Parce que le concept, lui, il est quand même vachement bien...

07/01/2009 - Super
par L

Cet officier est extra. L'année commence bien!

07/01/2009 - AAARRRGGHHH....
par nubis

c'est quand qu'on arrive au 27 fevrier ?!!? hein dit papa !!???!!....c'est bientot ??? J'EN VEUX ENCORE !!!!!

07/01/2009 - C'est du bon qui arrive
par Macmanus

hé bin le Cheng ça m'a l'air d'être du lourd ! j'ai hâte de voir comment les sculpteurs vont traduire le concept. Y'a du taf les gars !!

07/01/2009 - MMMhhh, les Immmortels !!!
par crad le barbare

Alléchants, ces concepts et cette nouvelle !!! La figurine de Cheng promet d' être grandiose !!!... une nouvelle performance à accomplir pour les sculpteurs.

07/01/2009 - Pfiouuuu
par Raven

Alors si je résume : * bon score de CBT * drain de vie * le lémure qui a un sort de ralentissement (baisse du CBT & DEF ?) * un ordre pour bloquer les ordres :)